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Prenons-nous toujours la bonne approche à la formation? La plupart des formations que j’anime visent à changer les comportements des enseignantes et des enseignants. Dans ce cas, est-ce qu’une approche cognitive, basée sur des explications et la transmission de l’information, est la meilleure pour accomplir cet objectif?

Je ne crois pas que les explications et l’information soient suffisantes dans toutes les situations. Prenons l’exemple concret d’une personne qui doit (remarquez que je n’ai pas dit « qui veut »!) changer ses habitudes d’alimentation. On lui a dit qu’elle n’est pas en bonne santé, en partie à cause de ses mauvaises habitudes, et elle doit donc changer sa façon de vivre et de manger.

En tant que formateurs, nous lui expliquons les fondements théoriques de la bonne santé et d’une alimentation saine. Nous lui donnons beaucoup d’information sur les valeurs nutritives de certains aliments, sur les combinaisons efficaces d’aliments qui maximisent leurs effets positifs sur la santé, et nous lui donnons même des trucs et astuces pour pouvoir calculer les calories et faire des bons choix au restaurant. Nous donnons à cette personne des outils lui permettant de faciliter sa transition à cette nouvelle façon de faire ainsi qu’une liste de ressources qu’elle pourra consulter pour en apprendre davantage.

Et de plus, parce qu’on nous a demandé une formation « pratico-pratique », nous lui donnons même des recettes déjà toutes faites qu’elle peut essayer le lendemain matin! Dans certains cas, nous venons même faire un accompagnement chez-elle pour qu’elle puisse nous observer cuisiner et servir des repas exemplaires à sa famille.

Dans une telle situation, peu importe ce que l’on dira à cette personne, elle changera seulement ce qu’elle veut changer. Le changement est souvent difficile, surtout lorsque nous avons l’habitude de faire les choses d’une certaine façon. Il est doublement difficile si nous ne sommes même pas convaincus que ce changement représente une véritable amélioration.

En tant que conseillers pédagogiques et formateurs, nous travaillons au niveau des idées. C’est important pour nous que les gens comprennent les notions importantes et les fondements théoriques de ce que nous expliquons. Nous leur proposons des changements, mais nous ne pouvons pas les imposer. Pour certaines personnes, il suffit d’entendre une bonne idée pour la mettre en action. Pour d’autres, même ceux qui ont les meilleures intentions, l’idée demeure seulement une idée parmi toutes les autres qu’ils connaissent et comprennent.

En tant que formateur, je suis conscient d’une chose: ce n’est pas en connaissant ou même en comprenant quelque chose que nous changeons automatiquement notre façon de faire. Si cela était le cas, tout le monde mangerais bien.

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Médias sociaux

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Les médias sociaux peuvent être des outils puissants pour engager les élèves. En établissant des paramètres d’utilisaton, il est possible de les utiliser avec confiance. Je viens d’afficher une courte présentation à ce sujet sur YouTube!

http://www.youtube.com/watch?v=IHCuVUVMMUI&rel=0

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Les technologies d’aide

2014-01-24 10.29.53

Les technologies d’aide ne sont plus un luxe pour les élèves qui en ont besoin, mais une véritable nécessité. Pouvons-nous nous engager à fournir ces outils importants aux élèves qui peuvent en profiter?

Pour certains élèves, il n’est pas possible de tout faire sans aide. Cette aide peut venir d’une autre personne, tel qu’une enseignante ou un parent, ou encore d’un outil technologique. L’objectif éventuel, par contre, serait que l’élève puisse accomplir son travail et faire ses apprentissages de manière autonome.

Les technologies d’aide, qui peuvent être employées à l’école ainsi qu’à la maison, représentent des possibilités d’apprentissage plus autonome pour un élève ayant des difficultés ou des troubles d’apprentissage. Un logiciel qui fait la lecture des textes, par exemple, peut aider un élève à « lire » les textes qu’il aurait à lire. Il y a aussi des outils qui peuvent prédire les mots lors de l’écriture, aidant ainsi les élèves à écrire plus rapidement et correctement. Ce sont des outils qui aident à enlever les barrières à l’apprentissage et non pas des outils qui font le travail à la place de l’élève.

Ces outils, qui ont été développés pour les élèves ayant des troubles d’apprentissage, peuvent également servir aux autres élèves. Suivant ce principe de conception universelle, certaines écoles ont commencé à mettre ces outils technologiques à la disposition de tous les élèves qui voudraient s’en prévaloir.

Maintenant que ces outils existent et sont à la portée de chaque école, pourquoi ne pas les utiliser pour aider les élèves à prendre en mains leur apprentissage?

http://www.edutopia.org/blog/film-festival-assistive-technology?utm_source=facebook&utm_medium=post&utm_campaign=blog-5min-film-assistive-technology-link

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L’utilité de l’évaluation diagnostique

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Est-ce que l’évaluation diagnostique devrait être basée sur ce que l’élève est déjà censé avoir appris, sur le matériel que l’élève apprendra lors d’une prochaine étape, ou sur une combinaison des deux?

La réponse? Cela dépend de l’intention de l’évaluation. À la base, toute évaluation nous aide à prendre des décisions. Dans le cas de l’évaluation diagnostique, ces décisions portent sur les prochaines étapes – pour nous en tant qu’enseignants et pour les élèves dans leurs apprentissages. Mais est-ce que l’évaluation diagnostique pourrait aider les élèves à apprendre?

Ce que l’évaluation diagnostique peut nous dire

L’objectif de l’enseignement dans le contexte d’une année scolaire ou d’un semestre est de prendre les élèves là où ils sont et de les amener plus loin. Les résultats d’une évaluation diagnostique bien conçue peuvent nous fournir un portrait de nos élèves dans le contexte d’une matière ou d’un domaine quelconque, nous disant:

  • ce qu’ils savent (et savent comment faire)
  • ce qu’ils comprennent
  • ce qu’ils pensent (et comment ils pensent)
  • comment ils communiquent
  • quel est leur attitude envers la matière
  • quels sont leurs goûts et leurs intérêts

Ce portrait, si l’on s’en sert, peut nous guider dans nos prochaines étapes avec eux. Les résultats sont communément appelés le profil de classe.

Retombées sur la planification

Les renseignements fournis par l’évaluation diagnostique peuvent nous aider à orienter notre planification pour le groupe. Ils peuvent également nous signaler si certains élèves auront besoin d’acquérir ou d’approfondir certaines habiletés de base qui leur permettront de bien réussir la prochaine étape. Cette notion est particulièrement vraie dans les cas où la matière est construite sur des fondements qui doivent être acquis dans une séquence particulière. En mathématiques, par exemple, il faudrait comprendre l’addition avant de pouvoir aborder la multiplication.

L’évaluation diagnostique peut aussi nous dire si l’élève aurait des méprises reliées au contenu que nous devrons adresser. En d’autres mots, y a-t-il des choses à « désapprendre » ou à réapprendre différemment? Il est important d’adresser ces méprises afin de s’assurer que les élèves pourront appliquer leurs apprentissages antérieurs dans les nouveaux contextes que nous leur proposerons lors de l’étape que nous planifions.

Est-ce possible que le fait même de tester les élèves avant qu’ils apprennent un nouveau concept puisse améliorer leurs résultats éventuels lorsqu’ils auront appris le matériel?

Certaines recherches semblent indiquer que l’évaluation diagnostique en soi peut améliorer le rendement des élèves. Les résultats indiquent que les élèves ayant été évalués avant d’aborder un concept ou un contenu obtiennent des résultats supérieurs à ceux des élèves qui n’ont pas eu de prétest. Bien que les élèves du deuxième groupe ont été accordé plus de temps pour étudier avant l’évaluation finale, leurs résultats demeuraient inférieurs aux élèves qui ont écrit le prétest, même lorsque ces derniers ont répondu incorrectement à la majorité des questions! Les explications possibles pour ce phénomène sont nombreuses, mais demeurent des spéculations en ce moment.

Il se peut même que les résultats supérieurs s’expliquent par tout autre chose: les méthodes utilisées pour étudier!

Les élèves ayant été accordés le double du temps pour étudier (ceux qui n’ont pas été évalués à l’aide d’un prétest) ont quand-même obtenu des résultats inférieurs lors de l’évaluation finale. La question se pose: est-ce que ces résultats pourraient être attribuables aux méthodes d’étude qu’ils ont utilisées? Des recherches récentes semblent suggérer que les méthodes habituelles pour étudier sont moins efficaces que nous pensions. Un article suggère que les méthodes d’étude utilisées les plus fréquemment ne sont pas efficaces en termes de résultats obtenus lors des évaluations. Entre autres, rédiger un résumé d’un texte à étudier, surligner des mots-clés ou des termes importants, ainsi que relire ses notes ne produisent que des améliorations minimes lors des évaluations. L’étude sur laquelle est basée l’article a identifié seulement deux techniques efficaces, produisant des différences significatives dans les résultats finaux des évaluations. Je me permets de les citer en anglais:

     1) Practice testing: Self-testing or taking practice tests over to-be-learned material
     2) Distributed practice: Implementing a schedule of practice that spreads out study
activities over time

Ces résultats surprenants semble indiquer que le temps normalement investi à étudier pourrait être mieux employé à l’utilisation de techniques plus rentables. Ils suggèrent également que le fait de laisser le temps passer entre les périodes d’étude peut être plus profitable que des sessions intensives la veille d’une évaluation (pratique courante parmi les élèves!). Donc 6 sessions de trente minutes chacune étalées sur deux semaines remportent des résultats nettement supérieurs à une seule session d’étude de 3 heures la veille de l’évaluation.

MAIS…

Toutes ces études et théories sont basées sur une prémisse qui est, en partie, fausse. L’apprentissage n’est pas simplement le traitement, le stockage et le rappel de l’information. J’aimerais penser que les élèves peuvent apprendre beaucoup plus à l’école. Si l’apprentissage se résume uniquement comme l’acquisition et la rétention des connaissances, où alors sont les habiletés, le savoir-faire, le savoir-être, les compétences de lecture ou d’écriture, les habiletés artistiques, la pensée critique, les compétences en éducation physique, la pensée scientifique, la pensée mathématique…?

Il faudrait donc prendre ces résultats avec un grain de sel, sachant que nous parlons d’une fraction seulement de l’apprentissage et donc de la raison d’être de l’école.

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RÉFÉRENCES
Richland, L., Kornell, N. et Kao, L. (2009). The Pretesting Effect: Do Unsuccessful Retrieval Attempts Enhance Learning? University of California, Irvine.

Dunlosky, J., Rawson, K., Marsh, E., Nathan, M., et Willingham, D. (2013). Improving Students’ Learning With Effective Learning Techniques: Promising Directions From Cognitive and Educational Psychology. Sage Journals. 

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Quelle tablette acheter?

2014-01-24 10.29.53

Quelle tablette devrais-je acheter pour mon école? iPad? Android? Surface?

Cette question (qui, en passant, n’a pas qu’une seule réponse!) se pose de plus en plus dans les écoles. Mais elle comporte quelques problèmes et au moins une fausse prémisse. Je m’explique…

Débutons avec la fausse prémisse: Il faut qu’une école s’équipe avec des « séries de classe » de tablettes ou autre équipement. Cette mentalité, née dans l’époque des manuels de cours et propagée dans l’époque des labos d’ordis, est déjà désuette. L’idée est basée sur la notion que l’école fonctionne mieux lorsque tous les élèves font la même chose en même temps de la même façon. Pourtant, cette idée va à l’encontre de ce que plusieurs conseils scolaires (incluant la mienne) préconisent depuis au moins une douzaine d’années: la différenciation pédagogique.

Selon ce paradigme adopté non seulement en Ontario et au Québec, mais dans presque toutes les régions du Canada, chaque élève doit apprendre à sa façon et à son rythme. L’élève sera ainsi investi dans son apprentissage et engagé à apprendre des nouvelles choses. Il ou elle fait des enquêtes et exerce son esprit critique. Chaque élève prend des décisions sur ce qui l’intéresse et sur la manière d’en apprendre davantage.

Il serait donc une contradiction, pour ne pas dire un pas vers l’arrière, de penser en termes de l’achat d’un seul type d’outil en quantités de 25 ou 100 exemplaires pour l’utilisation des élèves.

Quelques problèmes avec la question:
Problème no 1: Les gens qui posent cette question ont possiblement très peu d’expérience avec l’utilisation d’une tablette. Pour ceux et celles parmi nous qui en ont utilisé, nous savons qu’il y a autant de réponses qu’il y a de types de tablettes et de types de personnes. Il n’en demeure pas moins que peu importe la tablette ou l’ordinateur que nous mettons entre les mains des élèves, ces derniers sauront l’exploiter avec un minimum d’appui. Il s’agira, comme nous le faisons d’habitude en tant qu’enseignante ou enseignant, de canaliser leurs énergies dans la bonne direction.

La personne qui pense qu’il existe une seule (et bonne) réponse à la question de quelle tablette acheter ne devrait peut-être pas être la personne qui prend la décision de l’achat au nom de l’école.

Problème no 2: La tablette parfaite pour l’éducation n’existe pas. Il n’y a pas une sorte de tablette qui est la meilleure pour l’utilisation en milieu scolaire. Il y a des opinions et les préférences des personnes, parmi lesquelles il y a des amateurs de chaque marque et chaque type de dispositif. La plateforme, le système d’opération, les applications – même la taille de la tablette – deviennent objet de débat et d’opinion. Mais ces opinions sont souvent basées sur des préférences personnelles qui n’ont peut-être rien à voir avec la pertinence de l’outil pour la salle de classe. Si l’on achète une sorte de tablette afin d’avoir une application particulière , par exemple, ce serait un peu malavisé. Parmi les centaines de milliers d’applications disponibles pour toutes les plateformes, il y a des vingtaines ou même des centaines qui ont des fonctions identiques ou semblables. La différence entre elles? Souvent cela revient encore une fois à la préférence individuelle.

Problème no 3: Il n’y aura peut-être jamais une « tablette gagnante » dans le marché. Je me souviens du débat entre les formats de magnétoscopes (VHS et Beta) des années 80. Les pour et les contre allaient dans les deux sens, les gens achetaient un ou l’autre format pour leur utilisation personnelle, et les personnes chargées de prendre des décisions au niveau d’une école ou d’un conseil scolaire ressentaient beaucoup de pression des deux côtés. Certains disait que Beta avait une meilleure qualité, pourtant les VHS étaient plus populaires et moins dispendieux. Les stations de télévision commençaient à utiliser Beta. VHS vendait des licenses à d’autres compagnies, tandis que Beta était la propriété exclusive d’une seule compagnie. Est-ce que cela leur donnait un meilleur contrôle de la qualité? Est-ce que leur monopolie leur permettait de gonfler les prix de leurs produits? Est-ce que la politique de partage libre de la technologie VHS laissait n’importe qui en produire et diminuait ainsi la qualité? Les questions et les doutes furent nombreux.

Les conseils scolaires de l’époque devaient trancher la question et prendre la décision de faire l’achat de douzaines ou même de centaines de magnétoscopes. Mon conseil a décidé que le format Beta était supérieur, d’autres ont décidé que le format VHS était la meilleure décision. En fin de compte, VHS a « gagné » et les conseils comme le mien ont dû acheter encore d’autres appareils pour remplacer les équipements déjà achetés. Ils avaient maintenant deux collections de films dans deux formats différents (sans compter les films pour les projecteurs 8mm qu’ils avaient déjà remplacés!). Le même type de processus s’est vécu pour décider entre les ordinateurs IBM/Windows et Macintosh. La décision de mon conseil à l’époque? Macintosh.

La peur que ce phénomène se reproduise peut être paralysante. Une école pourrait se dire « s’il nous arrivait de choisir la « mauvaise » tablette, nous pourrions rester pris avec des grandes quantités de produits périmés dans quelques années. » Cette peur est légitime jusqu’à un certain point, mais s’applique peut-être moins dans un monde où les changements se font si rapidement. Les conseils scolaires sont habitués à acheter des produits durables qui ont une « espérance de vie » connue et normalement assez longue (peut-être 5 ou 10 ans). Les appareils technologiques, par contre, se renouvellent constamment et pourrait se voir désuets à l’intérieur d’une année ou deux. Ce n’est donc pas réaliste d’attendre qu’une sorte de tablette ressorte comme étant la tablette « gagnante » avant de faire les achats.

Problème no 4: Les administrateurs scolaires font leurs achats différemment des consommateurs à domicile. Les conseils scolaires sont des entités collectives, pas des particuliers. Ils font donc leurs achats différemment et en considérant des facteurs autres que ceux d’une personne qui fait un achat pour ses propres besoins. Quelques exemples:

– Ils font leurs achats en grande quantité. Ils ont l’habitude de considérer toutes les options et, une fois la décision prise, faire l’achat de centaines ou de milliers de produits.
– Ces regroupements de personnes très différentes doivent arriver à un consensus ou du moins une majorité en faveur d’une certaine proposition. Dans la majorité des cas, il doit y avoir des compromis.
– Parfois les considérations ont très peu à voir avec le meilleur choix de produit. On pourrait décider, par exemple, d’acheter des produits moins dispendieux ou de qualité légèrement inférieure afin de se permettre une plus grande quantité d’unités.
– Le produit ayant le meilleur contrat de service pourrait être le plus attrayant, ou alors celui qui est disponible à partir d’un fournisseur approuvé.

Problème no 5: Une tablette n’est pas un ordinateur (et si elle est un ordinateur, elle cesse d’être une tablette!). Mon analogie préférée pour comparer une tablette à un ordinateur c’est de dire que si l’ordinateur est la cuisinière, la tablette est le four à micro-ondes. Il y a plein de choses que nous pouvons cuisiner avec le four à micro-ondes, et dans plusieurs cas c’est plus rapide, moins de trouble et même meilleure que la cuisinière. Par contre, le four à micro-ondes ne peut pas remplacer complètement la cuisinière: nous pourrions nous passer du four à micro-ondes, à condition d’avoir une cuisinière, mais le contraire n’est pas vrai.

L’achat des tablettes, alors, n’est pas pour remplacer l’ordinateur, mais pour s’ajouter aux ordinateurs qui sont déjà là. Cela devient alors une toute nouvelle catégorie de dépenses qui risque d’être égale aux sommes déjà dépensées sur une base régulière pour l’équipement en informatique des écoles (ou de les dépasser).

Problème no 6: Est-ce l’école qui devrait faire l’achat des tablettes? Mon article précédent traite de cette question en plus de détail, mais les initiatives BYOD (Bring Your Own Device, où les élèves et les employés peuvent avoir accès à l’Internet sur leur propre téléphone ou tablette) peuvent faire en sorte que chaque personne peut se procurer la tablette ou autre appareil qui leur convient le mieux et en faire l’utilisation à l’école. Étant donné la nature de la tablette (qui est essentiellement un appareil personnel) et les préférences variées des utilisateurs, il vaudrait peut-être mieux de mettre en place une politique BYOD solide que de faire l’achat de grandes quantités de tablettes. Bien sûr, l’école pourrait se doter d’un certain nombre d’appareils pour pouvoir les emprunter aux élèves qui n’en ont pas.

Les principaux avantages de la tablette

Pratique et commode: le démarrage prend à peine quelques secondes pour l’accès aux courriels, au calendrier, aux comptes de réseaux sociaux et aux sites web. Les applications ouvrent presque instantanément, nous donnant l’impression en comparaison que l’ordinateur devient de plus en plus lente.

Portative: plus petite, légère et facile à transporter qu’un ordinateur, la tablette nous permet même de circuler tout en l’utilisant (en faisant attention aux obstacles, bien entendu!).

Multifonctionnelle: elle peut (plus ou moins bien) remplacer ton téléphone (appels ou textos), ton GPS, ta caméra (photo et vidéo), ton bloc-notes, ton lecteur de CD, tes livres, tes revues, tes journaux et bien d’autres choses. Avec les applications disponibles, les possibilités deviennent encore plus nombreuses: boussole, lampe de poche, miroir, toile pour la peinture, carnet de croquis, calculatrice, radio, télé…

Les avantages ci-dessus s’appliquent peu importe le type de tablette que vous achèterez.

La valeur d’une tablette c’est surtout qu’elle est une tablette. Pour cette raison, la décision d’aller de l’avant est peut-être plus importante que la décision de quelle tablette acheter. Qu’en pensez-vous?

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Apportez votre propre appareil (BYOD)

BYOD

J’utilise une tablette, d’une sorte ou d’une autre, depuis environ deux ans. Loin d’être indispensable, une tablette peut quand-même être un appareil utile. Mais une tablette est, avant tout, conçue pour être un appareil personnel.

La tendance dans les écoles dernièrement est de s’équiper avec des chariots de tablettes pour l’utilisation partagée. Les élèves auraient accès durant la journée ou seulement un de leurs cours, mais par la suite les tablettes doivent être remises. Ce n’est même pas certain que les élèves auraient accès à tous les jours: l’accès pourrait être occasionnel ou même rare.

Encore une fois, puisque la tablette est un appareil essentiellement personnel, cette façon de faire me semble une contradiction. De plus, les élèves (comme le reste de la population) ont de plus en plus des préférences quant aux appareils qu’ils utilisent. Il y a dix ans, si nous avions accès à un ordinateur dans une école ou une bibliothèque municipale, nous ne nous préoccupions pas du type d’ordinateur. Aujourd’hui, les gens ont souvent une nette préférence quant au type d’appareil et même à la marque d’appareil qu’ils utilisent. Ayant le choix entre un ordinateur public et leur propre ordinateur, tablette ou téléphone portable, la majorité choisirait leur propre appareil.

Il y a de nombreuses raisons pour ceci, mais la raison principale est qu’ils ont fait le choix de cet appareil pour leur utilisation: l’appareil répond à leurs besoins, contient un accès direct à leurs divers comptes (courriel, médias sociaux, etc.) et ils sont à l’aise avec son utilisation. Les gens veulent de moins en moins utiliser des équipments publics ou partagés.

Par exemple, je ne peux presque pas m’imaginer être obligé de faire l’emploi d’un téléphone public pour appeler un collègue ou même un ami. Est-ce que je sais son numéro de téléphone par coeur? Est-ce que j’ai le numéro d’écrit à quelque part d’accessible si je suis à l’extérieur de la maison ou du bureau? Est-ce que les numéros de cellulaire sont même disponibles dans un répertoire à quelque part?? Ce que je tente d’illustrer c’est justement que les équipements que nous utilisons deviennent tellement personnalisés que non seulement nous ne pouvons pas nous en passer, mais il serait également difficile de les passer à quelqu’un d’autre.

À mon avis, à moins que les élèves puissent apporter chez-eux les tablettes ou portables de l’école, l’option d’apporter leurs propres appareils (communément appelé BYOD ou Bring Your Own Device) a plus de sens que d’essayer d’équipper chaque élève avec un portable ou une tablette aux frais de l’école ou du conseil scolaire.

Qu’en pensez-vous? Répondez au sondage ci-dessous pour faire valoir votre opinion.

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Faites une activité avec vos élèves faisant l’emploi des codes QR

Saviez-vous que les codes QR (Quick Response), communément employés pour des liens aux sites web, peuvent aussi être créés pour représenter n’importe quel mot, phrase ou nombre que vous voulez (y compris les accents et autres symboles)? Les codes QR peuvent être lus par une application pour le téléphone ou la tablette (disponible gratuitement) et traduits en texte.

Vous pouvez utiliser un des nombreux sites web gratuits pour créer vos propres codes QR. Mon site préféré est http://goqr.me/ parce qu’il est simple d’utilisation, ne nécessite pas la création d’un compte et les codes QR générés sont gratuits (y compris l’utilisation commerciale).

Le code suivant, par exemple, représente le mot « côté », incluant les accents :

côté

côté

Ce code représente « 3x + 2 = 17 » :

3x + 2 = 17

3x + 2 = 17

Ce code représente la phrase « Le prochain indice se trouve au local 114 »

Le prochain indice se retrouve au local 114

N’importe quel texte jusqu’à 300 caractères peut être transformé en code QR! Cela vous donne des idées? Peut-être une chasse au trésor avec des indices à « décoder » pour guider des groupes d’élèves (dont au moins un membre du groupe a une tablette ou un téléphone)? Une citation ou une question du jour à discuter en classe? Un jeu de société avec des cartes contenant des codes QR à lire pour obtenir la prochaine directive? La seule limite est l’imagination (la vôtre et celle de vos élèves).

Pour les personnes qui ne veulent pas « réinventer la roue », il y a même des activités pédagogiques déjà préparées qui font l’emploi des codes QR dans plusieurs matières et pour tous les groupes d’âge. Vous n’avez qu’à faire une recherche avec votre moteur de recherche préféré pour en trouver. Bonne découverte!

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